Parce que les ressources de Tahiti Et Ses Îles ne sont pas illimitées, les communautés locales, en partenariat avec les politiques gouvernementales des îles, mettent en place de nombreuses actions environnementales de développement durable. L’objectif ? Protéger les richesses naturelles et pérenniser toute forme de vie en Polynésie française.

Cent dix-huit îles, un territoire maritime de la taille de l’Europe, 4 200 km² de terres émergées. Bienvenue en Polynésie française où chaque île possède ses particularités biologiques, sa faune et sa flore endémiques. Par sa simple présence, l’homme modifie en profondeur son environnement et fait face à différents challenges : changement climatique, gestion des déchets, biodiversité menacée, gestion des ressources naturelles dont l’eau potable, développement du tourisme durable… Face à ces conséquences, les communautés locales s’efforcent d’adapter leur comportement et d’agir. Associations écologiques, retour de la pratique ancestrale du rāhui, plan de gestion des espaces maritimes protégés, protection du savoir-faire local. Ces grands axes forment les actions menées par les populations de Tahiti Et Ses Îles pour conserver leur patrimoine écologique. Sur chaque île, Tahiti, Bora Bora, Moorea, Huahine… les communautés locales s’efforcent de réduire l’empreinte écologique de leurs activités, de protéger la biodiversité et de créer des emplois respectueux de la nature. C’est un exemple de la manière dont Tahiti Et Ses Îles concilient développement économique et protection de l’environnement.

Les associations
et fédérations environnementales

À Tahiti Et Ses Îles, diverses associations et fédérations travaillent à la préservation de l’environnement et à la promotion du développement durable. Parmi elles, Te Mana O Te Moana qui organise régulièrement des campagnes de sensibilisation, d’éducation et de protection de l’environnement marin polynésien et plus particulièrement des tortues marines. Ces actions sont renforcées par le Plan de gestion des espaces maritimes qui favorise le développement de sanctuaires et d’aires marines protégées comme celles de Moorea, qui sont gérée durablement depuis plus de 15 ans.

La Société d’Ornithologie de Polynésie française “Manu”, œuvre quant à elle pour la protection des oiseaux sauvages de Tahiti Et Ses Îles ainsi que pour la préservation de leurs habitats. L’Association Haururu milite pour sa part pour la protection du patrimoine culturel et environnemental de la vallée de la Papenoo à Tahiti, ainsi que pour la sauvegarde et transmission des rites ancestraux auprès de ses membres et visiteurs. Te Fetia o Te Mau Mato organise des randonnées pédestres à Tahiti ainsi qu’ailleurs en Polynésie française. Elle veille à l’entretien et à la propreté des sites, participe manuellement ou/et financièrement à l’entretien des refuges et des installations de sécurité sur les sentiers. Enfin, la Fédération des Associations de Protection de l’Environnement “Te Ora Naho”, regroupe différentes associations environnementales en Polynésie française qui interviennent dans différents domaines et sur différentes îles.

Le retour de la pratique du rāhui

Le rāhui est une pratique ancestrale qui consiste à fermer temporairement une zone maritime donnée à la pêche ou à toute autre activité susceptible de porter atteinte à l’environnement. Cette méthode de jachère ancestrale a été relancée ces dernières années afin de protéger les récifs fragiles de la Polynésie française. Il s’agit d’un outil puissant pour la gestion durable des ressources. Un certain nombre d’ONG (Organisations non gouvernementales) locales ont été activement impliquées dans la sensibilisation et le plaidoyer pour la mise en œuvre du rāhui sur l’ensemble du territoire.

En plus de ces actions, le gouvernement joue un rôle actif dans la promotion des efforts de conservation en protégeant certaines espèces et certains écosystèmes. Un exemple est la protection de produits de grande valeur tels que la Perle de Tahiti, le mono’i de Tahiti et son AOP (Appellation d’origine protégée). Ces actions contribueront à garantir que les générations futures puissent profiter de ces trésors naturels, tout en permettant à un tourisme durable de s’installer.

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